Objectif 2015 : mettre en place un partenariat mondial
pour le développement
• L’aide au développement répond à un impératif de solidarité à l’égard des pays en développement. De plus, des interdépendances fortes les lient désormais aux pays riches.
• Les inégalités économiques et sociales sont des entraves au développement à long terme. Elles génèrent, au sein des sociétés et entre les pays, des tensions voire des crises qui sont coûteuses pour tous.
• L’aide au développement n’est qu’une dimension des relations entre pays riches et pays en développement. Les échanges de biens et de savoirs, les migrations, les transferts financiers, la confrontation des cultures peuvent aggraver les inégalités et les tensions ou au contraire être de puissants moteurs de progrès.
• Le partenariat mondial pour le développement c’est instaurer une gouvernance mondiale dans laquelle les pays les plus pauvres auront toute leur place et dont ils seront les principaux bénéficiaires. Il implique d’accroître le soutien financier à ces pays et d’améliorer l’efficacité de l’aide.
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L’objectif 8
en détail
• Instaurer un système commercial et financier juste, fondé sur des règles prévisibles et non discriminatoires : la Commission européenne a éliminé l’ensemble des taxes douanières aux importations de tous les produits (sauf les armes) en provenance des pays les moins avancés (PMA).
• Alléger ou annuler la dette des pays pauvres très endettés : lancée en 1996, cette initiative a bénéficié à 40 pays, dont 33 en Afrique.
• Accroître l’aide au développement : les pays riches se sont engagés à consacrer 0,70 % de leur PIB à cette aide en 2015.
• Permettre aux jeunes de trouver un travail décent : ce doit être un objectif premier des politiques économiques nationales et de l’aide au développement afin de soutenir une croissance riche en emplois.
• Partager les savoirs : afin de rendre accessibles les médicaments essentiels, notamment pour la lutte contre le sida, les pays en développement ont le droit de déroger aux règles de protection des brevets pour les produire ou les importer.
• Faciliter les transferts de technologies par le secteur privé : entre 2000 et 2006, l’Afrique est passée de 15 à 160 millions de téléphones portables grâce à des investissements privés qui ont contribué à réduire la fracture numérique.
• Négocier des accords globaux qui associent les pays en développement et prennent en compte leurs besoins : l’adaptation au changement climatique, la rémunération des services environnementaux que rendent les pays tropicaux à la planète en conservant leurs forêts seront au cœur des nouveaux accords sur le climat.
La France s’engage
1 Depuis 2001, le montant global de l’aide française a augmenté de 80 % pour atteindre 8,46 milliards d’euros en 2009 dont 10 % sont consacrés aux annulations de dettes. Des efforts importants restent néanmoins nécessaires pour atteindre l’objectif de 0,70 % du PIB en 2015 réaffirmé par le président de la République au Sommet du G8 en 2007. Au-delà des montants, c’est la qualité et l’adéquation de l’aide aux besoins des populations qui seront les garants de son efficacité.
2 L’engagement des citoyens est essentiel : leur vigilance vis-à-vis du montant et de l’efficacité de l’aide, et vis-à-vis des Biens Publics Mondiaux (changement climatique, biodiversité, pandémies…), est primordial pour garantir la poursuite des 8 objectifs à long terme.
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